Coloration
Travail de coloration en cours. “Reconquêtes 2″ progresse, ne désespérez surtout pas! Adressez vos prières à Saint-Polycarpe afin d’augmenter vos chances de tenir un jour l’album terminé entre vos mains tremblottantes.
J’espère que ce carnet saura plaire à ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur mon travail ou suivre la progression de mes différents projets. Étant fermement convaincu que tous les avis ne se valent pas, n’attendez pas de digression de ma part : je m’en tiendrai au domaine en lequel j’ose croire avoir quelque connaissance, qui me concerne particulièrement et qui est la raison d’être de cette page : la bande dessinée… et plus précisément la mienne. Pour les opinions à saveurs politiques ou sportives, je vous serais reconnaissant d’aller cogner à d’autres portes.
Travail de coloration en cours. “Reconquêtes 2″ progresse, ne désespérez surtout pas! Adressez vos prières à Saint-Polycarpe afin d’augmenter vos chances de tenir un jour l’album terminé entre vos mains tremblottantes.
Un étalage de jolis popotins offerts généreusement à vos yeux gourmands, voilà ce qui va être mis en vente sur le champ: http://galeriemivilledeschenes.wordpress.com/ .
Qui osera dire que je suis sans coeur après cela, hein?
Moi, vous me connaissez, mine de rien (et de graphite) je suis de ceux qui croient aux jolis sentiments, à la bonne volonté, aux bienfaits de l’effort et du travail, à l’effet psychologique positif de la vue de courbes féminines et surtout, surtout, je suis de ceux qui terminent ce qu’ils entreprennent. À preuve, cette photo prise à la volée, à ma quasi insu (d’où le manque de lumière, le manque de netteté et le manque d’autre chose, que vous choisirez selon l’inspiration du moment) d’une planche en train de naître. Une planche annonçant, tel un augure dément et halluciné, la conclusion imminente d’un album inespéré.
Et voici une cavalière qui va, à bride abattue, rejoindre l’écurie sise au http://galeriemivilledeschenes.wordpress.com/
Voilà, c’est fait: un site est désormais uniquement consacré à la vente d’oeuvres originales signées de mon auguste main.
Ma présence sur le réseau honni Facebook n’a d’autre but que d’établir un lien avec ledit site et de rejoindre la multitude lorsque j’annoncerai l’ajout de nouvelles oeuvres sporadiquement, de temps à autre, occasionnellement et lorsque l’envie m’en voudra bien prendre. Déliez dès maintenant les cordons de vos escarcelles ventrues.
http://galeriemivilledeschenes.wordpress.com/
Progression du travail sur une illustration de commande. On assiste ici à l’application de la couche de couleur plus opaque, celle qui dissimule peu à peu l’esquisse colorée réalisée préalablement.
L’image finale sera utilisée en petit format imprimé, il serait donc superflu d’accorder énormément de temps et d’attention à des détails qui ne résisteront pas à la réduction; il me faudra donc résister à la tentation de lécher et de fignoler inutilement.
Vous savez comment je suis. J’ai les jointures qui me démangent à la seule vue d’un crayon. Alors voilà ce que ça donne: je ne devais griffonner initialement qu’un petit dessin sans trop de complication destiné à l’heureux acquéreur de certaines de mes planches originales, mais je me suis emporté, porté et transporté par la frénésie du dessin maladif.
Il en résulte une dédicace un peu plus poussée que ce que je sers habituellement en séance officielle de gribouillage. N’allez surtout pas vous faire des idées (si, si, c’est ce que vous vous apprêtiez à faire) parce que même en exécutant les plus basses bassesses et même les autres, encore pires, que vous maîtrisez si bien, vous ne me convaincrez pas d’en réaliser de semblables lorsque je sévirai au troquet non loin de chez vous. Cela dit, je considérerai néanmoins vos arguments avec mon attention coutumière et tout à fait intére$$ée.
Malgré les prodigieuses capacités qu’on lui connaît, mon cortex cérébral est mis à rude épreuve ces derniers temps; il n’a donc que l’ombre d’un atome de neurone à consacrer à ce carnet. Vous le lui pardonnerez, cela ne fait aucun doute.
Voici, pour vous remercier de cette indulgence qui vous honore, deux vieilleries extirpées du fond de mes tiroirs obscurs, deux vestiges poussiéreux d’une époque révolue, deux recherches personnelles datant de 1999.
Les photographier en vitesse dehors, au soleil, n’a pas donné de très bons résultats, j’avoue, mais c’est tout de même de bon coeur.
Moi, vous me connaissez: sous ma carapace rébarbative de kryptadamantite triplement renforcée palpite un viscère dégoulinant d’empathie, de bonté, de mansuétude, de magnanimité, de prodigalité et de toutes ces sortes de qualités remarquables dont vous n’avez pas grand chose à cirer si ce n’est que vous vous doutez bien, sagaces et futés comme vous avez l’habitude de l’être -petits canaillous- qu’il pourrait en résulter du pas trop vilain pour votre poire.
Eh ben, vous n’avez pas tout à fait tort et je vais mettre fin à cette affliction qui vous liquéfie le bulbe à force d’impatience, et ce sera judicieux car vous vous dites évidemment depuis un moment ”il va finir par aboutir oui? j’ai pas que ça à faire, nom d’un camembert (la majorité de mon lectorat est française, mais il vous est permis d’opter pour une conversion avantageuse en poutine ou sirop d’érable pour la traduction québécoise), qu’il décloaque de la menteuse et accouche vitesse grand V!” Alors pourquoi autrucher et nier l’évidence? Vous mettez le doigt dessus: ça vient, ça vient, trois petits mots juste pour préciser que les madames qui exposent leurs poitrails vallonnés aux quatre vents de la steppe également vallonnée, ci-dessous, plus bas, juste ci-après, sont des esquisses destinées à une illustration qui n’a jamais vu le soir (je ne travaille pas le jour sur mes projets personnels).
La suite du travail en cours sur les nounours déjà présentés précédemment.
Les choix chromatiques caractérisant la série Reconquêtes sont délibérément forts et contrastés. Des palettes chaudes étaient souvent appliquées aux planches du tome 1, alors que dans le deuxième, où l’on suit la Horde en déplacement -et où se manifeste donc une progression chronologique et climatique au fil du périple- certaines dominantes bleutées ou violacées apparaissent. Je m’applique même à frôler la dissonnance chromatique en évitant d’y tomber (enfin, j’espère n’y être point tombé. Vous me le direz quand vous aurez l’album en mains. Et puis non, laissez tomber, ou alors seulement si vous êtes d’accord avec moi).