Archive octobre, 2008

Réchauffement matinal

Écrit par francois on 4 octobre 2008 | Esquisses |

Avant d’entamer le travail “sérieux”, je me livre à une courte séance de réchauffement matinal, histoire d’attaquer la besogne avec des jointures et des phalanges prêtes à en découdre. Je griffonne donc ce qui me vient à l’esprit sur une feuille laissée en permanence sur ma table, à portée de la main. Le sujet peut être lié à ce que je vais devoir traiter dans la séquence qui m’attend, mais pas forcément. On voit ci-dessus un exemple de ces exercices préparatoires.

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Quête de la justesse et de la vérité

Écrit par francois on 2 octobre 2008 | Millénaire, Sans catégorie |

On ne vantera jamais suffisamment les bienfaits du dessin d’observation pour le dessinateur ou, à tout le moins, ceux de la préoccupation d’observer son environnement et d’en tirer le meilleur parti. Qu’il s’agisse de fantastique, de science-fiction, de western ou de quelque genre que ce soit, la mécanique humaine ne change pas et le fonctionnement du corps demeure le même. La quête de justesse dans les postures et la recherche de la vérité pour ce qui touche aux expressions contribuent à rendre plus crédible tout univers dessiné. À fortiori quand il s’agit de dessin réaliste car, hélas, dans ce style, les erreurs ne pardonnent pas; même le lecteur le moins exigeant remarquera le traitement boîteux des positions ou les expressions incorrectes.

La case ci-dessous constitue un exemple probant de ce souci qui m’impose de trouver le mouvement juste, l’attitude appropriée. J’espère y parvenir de temps à autre.

Si, au découpage, je détermine préalablement (mais approximativement) la composition de la case et la position des personnages principaux, ceux de l’arrière-plan prennent naissance d’un tourbillon de traits plus ou moins précis, sans que je sache véritablement de quoi il s’agira. C’est un moment que j’aime bien dans l’étape du crayonné, une espèce d’improvisation au sein d’un cadre rigide, qui fait que l’image se présente un peu comme la vie, avec des personnages qui apparaissent au dernier moment et dont j’ignorais moi-même l’existence jusqu’à cet instant. Ainsi, les ébauches des filles qui transportent le corps et de celle qui récupère les guirlandes à droite, sont nées d’un intriquement de traits pâles griffonnés de la main gauche plutôt que de la droite (moins de contrôle et donc moins de prévisiblité dans le mouvement). Après avoir extrait de ce brouillon grossier la nature exacte de ce que j’en tirerai, je crayonne plus précisément le sujet en tentant de lui prêter le plus de naturel possible. Le point culminant et définitif de ce processus est, bien entendu, atteint à l’encrage; ce dernier unit le tout en un dessin finalement compréhensible.

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