Un autre exemple de crayonné; il s’agit de la deuxième case de la trente-sixième planche. L’action se déroule dans le même environnement que celle présentée dans l’article précédent et répond, en un sens, à la question qu’un lecteur me posait: est-il ardu de réaliser les cases d’une séquence se déroulant en un lieu aussi chargé de détails?
Eh bien, le plan d’ensemble (la vue en plongée) servait initialement à situer le lecteur, à le renseigner sur la nature des lieux; une fois cette formalité accomplie, il n’est plus utile de tout lui montrer dans chaque vignette, puisqu’il a déjà assimilé cette information visuelle et peut même s’y référer si le besoin s’en fait sentir. De plus, les dialogues et les actes des personnages imposent certains angles de vue ou certains plans qui permettraient, de toute façon, de ne montrer que des portions du décor, comme c’est d’ailleurs le cas ici.
Bref, je n’ai heureusement pas à me taper tous les détails de la décoration de la pièce à chaque case! Seulement quelques uns:

Crayon sur papier
Dans un autre ordre d’idée et faisant suite à certaines illustrations visibles un peu plus bas, voici une oeuvre qui n’avait jamais été présentée sur mon précédent site. Cette fille aux crocos, datant de 1991, avait été réalisée pour la couverture d’un roman qui ne fut finalement pas publié suite aux déboires financiers de l’Éditeur français qui l’avait commandée. Elle constitue, elle aussi, un bel exemple de facture léchée -trop statique- que je ne privilégie plus.
Il s’agit ici de la numérisation d’une photographie, le tout est un peu plus foncé que l’originale.

Acrylique sur papier, 1991