Je reçois presque à l’instant mes exemplaires du tome 5 de Millénaire. Comme pour les précédents, je me suis installé pour le feuilleter, même si je travaille à autre chose maintenant et que la réalisation de cet album est désormais du passé. Il me plaît tout de même de voir comment ressortent l’encrage et la couleur après l’épreuve de l’imprimerie.
Eh bien, en matière d’épreuve, c’est moi qui en traverse une: je tournais innocemment les pages, sans me douter de rien, lorsque quelque chose attira mon regard, alors que la 25ème s’étalait sous mes yeux. Horreur! Qu’est-ce que c’est que cette masse noire? Mais, mais?… On dirait que… Bon sang de bon sang! Qu’est-ce que c’est que cette merde inqualifiable? Déception sans nom! On dirait bel et bien que mon encrage a été retracé avec un marqueur gros format ou avec un bout de charbon! Voyez les traits devenus grossiers et granuleux, alors qu’ils sont d’ordinaire souplesse et précision. Il est curieux que ce ne soient que certains traits qui aient été modifiés, alors que d’autres sont intacts. Ça ne change rien au fait que c’est carrément dégueulasse.
Quand on pense que la première édition du tome 2 avait, elle aussi, connu un problème lié à la netteté du trait (qui semblait grugé et granuleux, sur tout l’album), il y a de quoi se poser des questions.
Jetez un coup d’oeil aux extraits ci-dessous et vous constaterez vous-même l’étendue et l’ampleur de la catastrophe qui m’afflige

Page 25, case 7

Page 25, case 8

Page 25, case 6 (détail)
Ci-dessous, l’épreuve de la comparaison; ça saute aux yeux, non?

Version prévue

Version imprimée
On pourrait penser «de quoi se plaint-il, ce n’est qu’une page sur 56!», mais c’est une page de trop! Hey, on passe plusieurs mois sur un album, à se creuser parfois sérieusement les méninges pour trouver la manière de raconter correctement l’histoire qui nous occupe et ça fait mal lorsque l’on voit le fruit de son labeur bousillé ainsi.
Il s’agit probablement d’une erreur d’imprimerie. Quelqu’un, quelque part, n’a pas fait son boulot comme il aurait dû le faire et cet incompétent peut se compter sacrément chanceux de n’être pas devant moi en ce moment! C’est fou comme j’aurais envie de marteler la gueule de quelqu’un; dommage que je sois seul et que j’aie du travail.