Réchauffement 8

Écrit par francois le 26 novembre 2008 | Esquisses |

Voici deux étapes de la réalisation d’un dessin. Il s’agit encore ici de l’un de ces exercices de réchauffement matinal que j’effectue assez régulièrement (pour en savoir davantage, se reporter à certains articles précédents traitant de ce sujet).

Crayon

Crayon

Les traits apparaissant ci-dessus sont exécutés de la main gauche, sans regarder la feuille; ce genre d’imprévisibilité m’amuse beaucoup, surtout en découvrant le résultat de l’exercice. C’est ensuite que je cherche à voir dans ce maëlstrom ce que j’en extirperai. À ce stade, je n’en ai encore aucune idée, mais cela vient rapidement.

 

Crayon,feutre et gouache

Crayon,feutre et gouache

Nés des arabesques insignifiantes, des personnages apparaissent maintenant sur la page. Ces séances d’improvisation graphique me plaisent non seulement par leur caractère spontané, imprévu, mais aussi par la stimulation de l’imagination qu’elles provoquent au moment d’extraire le sujet de son magma originel.

4 commentaires pour l'instant

4 réponses to “Réchauffement 8”

  1. kofuskay

    Force est de constater que vous souffrez incontestablement d’un mal indicible qui affecte grandement tout votre être: certes cela s’appelle le talent mais vous ne m’ôterez pas de la tête que votre mental en est grandement affecté pour de ces quelques courbes y deviner ours et femmes (nues d’ailleurs comme c’est étonnant :-))

    Grands bravos (une fois de plus cela en deviendrait lassant)

    27 nov 2008 at 6:09

  2. Je n’ai d’autre choix que de paraphraser Loubianka dans Le Goulag: “Je suis rouge avec la honte”! Le mal honteux qui me ronge est tout aussi impitoyable qu’incurable: si d’aventure je dessine une femme, c’est naturellement dans le plus simple appareil (la femme, pas moi; désolé pour les lectrices, je ne dessine pas à poil).
    Cet état de nudité quasi systématique des personnages féminins ne naît pas d’une décision mûrement réfléchie; la résolution est tapie dans chacune des fibres de mon être, dans la moindre circonvolution de mon encéphale lubrique. Le tout s’opère donc sans même que j’aie à y consacrer l’ébauche de l’esquisse d’une pensée.
    Sans doute est-ce là le comble de la perversion?

    Cela dit, merci pour le compliment.

    F.Miville-Deschênes

    27 nov 2008 at 9:43

  3. glanclaude

    bravissimo!!!

    11 juil 2009 at 9:42

  4. Merci, merci! Mais c’est trop!

    F. M.-D.

    11 juil 2009 at 7:45

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