Trop lécher nuit…
Si tendre vers un traitement très léché n’est plus la résolution qui m’anime dans la pratique du dessin ou de la peinture, il n’en fut pas toujours ainsi. À preuve, les trois œuvres présentées ci-dessous. Elles font partie de celles qui ont échappé de justesse au destin funeste qu’en connurent d’autres au cours de la catastrophe dont j’ai déjà abondamment fait mention dans plusieurs articles précédents. Comme elles n’avaient jamais été exposées sur mon ancien site, je me suis dit que l’occasion s’y prêtait.
La Fille aux tigres est un petit dessin de 21.5 par 30.5 cm (à peu près comme l’image ci-dessus lorsqu’elle est agrandie) réalisée à l’acrylique; ce genre d’illustration de petit format, méticuleusement fignolée et détaillée, était en fait un exercice. Nonobstant son caractère emphatique, ce traitement graphique a tout de même un avantage, puisqu’il permet d’affiner la technique et de bien connaître les possibilités qu’offrent les différents médiums. À force d’entraînement, une maîtrise satisfaisante ayant été acquise, il importe évidemment de trouver le moyen de rendre plus dynamique un style pompier que sa grande précision rend excessivement statique.
L’homme-Loup constitue un bel exemple de ce que je ne fais plus : des personnages fantastiques à l’invraisemblable musculature de culturistes. Je me suis déjà prononcé sur ce sujet dans un précédent article (« musculature hypertrophiée »). En ce qui concerne le traitement, il est encore assez léché…
Le Guerrier de mars, pour sa part, est un peu moins fignolé; certaines partie de l’image ne sont qu’un lavis coloré et le résultat offre à l’œil un peu plus de mouvement et de dynamisme. Cent fois sur le métier…








